Les nouvelles réglementations du secteur des cryptomonnaies en 2026 : peut-on encore procéder à des mesures judiciaires sur les monnaies virtuelles ?

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Rédigé par : Maître Liu Zhengyao

Introduction

Le 6 février 2026, la Banque populaire de Chine et sept autres départements ont conjointement publié la « Notification sur la prévention et la gestion accrues des risques liés aux monnaies virtuelles et autres » (ci-après « Notification du 6.2 » ou « nouvelle réglementation »). En tant que professionnel du droit dans le secteur des crypto-monnaies, Maître Liu estime que l’importance de ce document est indéniable, et chaque acteur souhaitant se conformer doit le lire attentivement. Parmi les points fréquemment évoqués dans la nouvelle réglementation, la mention « les unités et individus étrangers ne doivent en aucun cas fournir illégalement des services liés aux monnaies virtuelles à des entités nationales » suscite l’inquiétude de nombreux entrepreneurs impliqués dans la gestion judiciaire des monnaies virtuelles.

Les amis familiers de Maître Liu savent qu’il étudie depuis 2023 la « gestion judiciaire des monnaies virtuelles impliquées dans des affaires » ; il connaît bien la régulation macro et les détails opérationnels micro de cette activité, ainsi que plusieurs praticiens du secteur. Ce soir, plusieurs entrepreneurs m’ont envoyé des messages privés : ce secteur est-il définitivement condamné ? La gestion judiciaire peut-elle encore être exercée ?

Ma conclusion est : oui, c’est possible, mais dans le contexte de la nouvelle réglementation, toutes les parties (mandants, gestionnaires, intermédiaires, plateformes étrangères, etc.) doivent envisager des méthodes plus conformes. Voici une analyse détaillée :

01 L’essence de la gestion judiciaire : s’agit-il d’une « transaction illégale » ou d’une « responsabilité légale » ?

Tout d’abord, il est essentiel de clarifier une logique juridique fondamentale. La gestion judiciaire des monnaies virtuelles désigne le processus par lequel une autorité judiciaire (public, procurature, police) ou un département financier liquide, par la saisie ou la confiscation dans le cadre d’une procédure pénale ou administrative, convertit ces monnaies en renminbi pour les verser au Trésor national (certaines affaires impliquent la restitution aux victimes).

La gestion judiciaire des monnaies virtuelles impliquées dans une affaire diffère fondamentalement du simple spéculatif de citoyens ordinaires :

  • Premièrement, la légitimité du sujet. La gestion est effectuée par une autorité judiciaire nationale, conformément aux dispositions du « Code pénal » relatives à la confiscation des produits du crime.

  • Deuxièmement, la légitimité de l’objectif. La gestion judiciaire vise à exécuter une condamnation pénale, à transformer les « actifs criminels » en « monnaie légale » pour alimenter le Trésor, et à maintenir la sécurité financière.

Ainsi, même si la nouvelle réglementation restreint davantage la voie de la financiarisation des monnaies virtuelles, la gestion judiciaire, en tant que partie intégrante de l’exécution pénale, conserve sa procédure juste et sa légitimité substantielle. Il est impossible pour une autorité judiciaire de détenir des milliers de bitcoins sans pouvoir les verser au Trésor.

02 La « pression concrète » apportée par la nouvelle réglementation de 2026

Étant donné que la gestion judiciaire des monnaies virtuelles est légale en soi, pourquoi ressent-on une telle panique ? La raison réside dans la définition stricte des « services transfrontaliers » et de « l’assistance technique » dans la nouvelle réglementation.

(1) La qualification d’« illégalité » des prestataires étrangers

La nouvelle réglementation précise que les sociétés ou individus étrangers ne doivent pas fournir illégalement des services liés aux monnaies virtuelles en Chine. Actuellement, la majorité des voies de gestion judiciaire en Chine se font via un modèle « société de gestion locale + conversion via des plateformes étrangères conformes ».

Sous la pression de la nouvelle réglementation, si le gestionnaire étranger n’a pas obtenu l’« approbation légale » des autorités chinoises, alors toute société locale qui facilite la connexion ou la gestion judiciaire pour lui pourrait être considérée comme ayant « sciemment ou en connaissance de cause aidé un prestataire étranger illégal », ce qui pourrait entraîner des responsabilités pénales.

(2) La surveillance stricte des « intermédiaires » et des « services techniques »

La nouvelle réglementation mentionne que les intermédiaires et les institutions techniques fournissant des services liés aux activités transfrontalières doivent faire l’objet d’une approbation ou d’un enregistrement (bien que cela concerne principalement la régulation des activités RWA en Chine, il est possible que dans le domaine de la gestion judiciaire, cette réglementation soit « traversée par la politique » et appliquée en référence). Cela signifie que l’ancien mode de « signature d’un contrat de mandat, puis conversion informelle via des plateformes ou échanges » sera soumis à de grands risques d’interprétation administrative ou pénale.

03 Réexamen des voies conformes à la gestion judiciaire

Face à un environnement réglementaire complexe, bien que la Chine n’ait pas officiellement reconnu ou réglementé un mode unique de gestion, dans le contexte de la nouvelle réglementation de 2026, la faisabilité de ces voies devient encore plus cruciale :

(1) Passer du « mandat privé » à « l’accès officiel »

La nouvelle réglementation mentionne à plusieurs reprises « avec l’accord légal et réglementaire du département compétent » (même considération : bien que cela concerne principalement la régulation des activités RWA en Chine, cela pourrait être « traversé par la politique » dans le domaine de la gestion judiciaire). La gestion judiciaire future doit abandonner les opérations privées. Les sociétés de gestion ne peuvent plus se contenter d’un simple contrat de mandat avec les autorités judiciaires pour se sentir en sécurité, elles doivent également considérer leur conformité ou leur enregistrement auprès des départements de régulation financière (Banque centrale, Commission de régulation des valeurs mobilières), des finances ou des impôts.

(2) S’appuyer sur « des infrastructures financières spécifiques »

La nouvelle réglementation dans la section RWA indique : « à l’exception des activités menées via des infrastructures financières spécifiques ». Cela a une certaine signification pour la gestion judiciaire. Par exemple, à l’avenir, les banques d’État, les plateformes d’échange agréées (filiales étrangères) ou les plateformes officielles de gestion d’actifs numériques désignées par l’État, pourraient être considérées comme les gestionnaires locaux ou étrangers, et intégrées dans la réflexion des décideurs.

(3) La transparence des flux financiers et le règlement transfrontalier

Le problème passé était de savoir comment rapatrier l’argent (dollars, renminbi offshore) après la liquidation des monnaies virtuelles. La pratique courante consiste à ce qu’une institution qualifiée, via des canaux de gestion des devises étrangères réglementés, convertisse les fonds confisqués en renminbi et les verse sur un compte non fiscal du Trésor. La nouvelle réglementation de 2026 renforce la coordination de l’Administration des changes dans la supervision des monnaies virtuelles, ce qui signifie que certains « échanges clandestins » de devises seront désormais condamnés à mort.

04 La grande réorganisation du secteur, seul « le conforme » survivra

Revenons à la question initiale : la gestion judiciaire peut-elle encore être exercée ? La réponse est : oui, mais l’époque des « soldats dispersés » et des « intermédiaires gris » est révolue.

La nouvelle réglementation de 2026 ne vise pas à éliminer la gestion judiciaire, mais à éradiquer les activités financières illégales déguisées en gestion judiciaire. Avec le lancement (ou la conclusion) par la Cour suprême et le Parquet suprême d’études sur la gestion judiciaire des monnaies virtuelles impliquées dans des affaires, ainsi que la publication conjointe de cette nouvelle réglementation, il est probable que des interprétations ou des règlements spécifiques sur la « gestion des monnaies virtuelles impliquées dans des affaires » soient prochainement publiés.

Guide pour éviter les pièges pour les entrepreneurs en gestion judiciaire de monnaies virtuelles :

  1. Cesser toute médiation transfrontalière illégale, notamment les petites plateformes étrangères non agréées.

  2. Renforcer le support technique. Orienter l’activité vers « assistance technique (suivi, gel, saisie, stockage) » plutôt que vers la « liquidation commerciale ».

  3. Suivre de près les directives officielles. Surveiller la mise en œuvre locale par les gouvernements provinciaux des mécanismes de gestion locale.

En 2026, le secteur des crypto-monnaies a été complètement remodelé. La gestion judiciaire traverse une période de transition, passant d’un « espace sauvage » à un « espace clôturé ». Seules les équipes comprenant parfaitement l’intention politique et possédant une conformité réglementaire élevée pourront survivre à cette révolution. N’hésitez pas à contacter Maître Liu pour échanger sur la gestion judiciaire.

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