Trump's ultimatum de 48 heures, à vrai dire, c'est surtout pour les électeurs, pas pour l'Iran. Si le pétrole montait vraiment à 100 dollars, ce serait pratiquement un suicide politique pour le président américain — ce point, il ne peut absolument pas ne pas le comprendre.



Mais le problème, c'est que la mentalité iranienne a changé. Après s'être fait sanctionner, négocier et voir les accords déchirés à plusieurs reprises ces dernières années, ils en sont venus à accepter une chose : négocier avec l'Amérique, ça n'offre aucun crédit à long terme. Donc cette fois-ci, vous leur demander de s'asseoir pour discuter sérieusement, c'est beaucoup plus difficile qu'avant. Ils sont plus enclins à d'abord "riposter", puis on verra après.

Mais beaucoup de gens pensent ce scénario de manière trop linéaire, disant que l'Iran va faire monter les prix du pétrole pour vraiment enfoncer le marché américain — cette logique est un peu idéaliste. L'Amérique d'aujourd'hui n'est plus ce pays qui dépendait uniquement des importations de pétrole. Certes, une hausse du pétrole comprimera la consommation, mais elle injectera aussi du sang dans le secteur énergétique américain lui-même. Vous dites qu'il y aura un impact, mais pas au point de faire s'effondrer le marché américain d'un coup.

Ce qu'il faut regarder, ce n'est pas vraiment "si on va frapper", mais plutôt "jusqu'à quel point on va frapper".

Un type comme Trump n'a pas besoin de livrer une vraie grande bataille. Il a juste besoin de faire croire au marché et aux électeurs qu'il est très agressif, qu'il ose passer à l'action, mais que la situation n'est pas hors de contrôle.
Donc le scénario le plus réaliste, c'est probablement le même vieux jeu :

De petites actions, des frictions par proxies, des escalades locales, puis continuer à dire des choses menaçantes en gardant le rythme dans une zone de "tension mais pas d'explosion".

L'Iran aussi, c'est pareil — pas probable qu'ils fassent un all-in direct. Vraiment bloquer les détroits ou frapper massivement les installations énergétiques, ça les traînerait eux aussi en bas. Plus probable qu'ils prolongent le jeu, qu'ils usent petit à petit, en gardant la situation en suspens.

En clair, ce n'est pas un jeu où quelqu'un va vraiment écraser l'autre, c'est plutôt un jeu de qui maitrise mieux le rythme.

Donc votre dernière question — est-ce que Trump ose risquer un effondrement du marché américain pour bombarder les centrales électriques ?

La réponse plus proche de la réalité, c'est : il va faire des mouvements qui "donnent l'impression qu'il ose", mais il ne va pas vraiment faire s'effondrer le marché avec lui.

Le spectacle doit être au rendez-vous, mais le plateau ne peut pas se casser.
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