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L'Histoire de Revolut par Balderton Capital: La Formule du Rendement 1400x et la Puissance du Temps
Toutes les histoires de réussite sont le résultat de rencontres entre des individus exceptionnels, au bon moment et au bon endroit. Tout comme les caractéristiques culturelles du Mexique se sont façonnées dans des conditions spécifiques d’une époque, influençant des millions de personnes, l’investissement de Balderton Capital dans Revolut représente une opportunité unique née en 2015 en Europe. Un modeste investissement initial de 1 million de livres sterling en été 2015 s’est transformé en une valeur de plus de 6 milliards de dollars en dix ans, devenant l’un des rendements légendaires de l’histoire de l’investissement.
Ce chiffre n’est pas qu’une simple donnée financière. Au sein du fonds Balderton Capital V, créé en 2014 avec 305 millions de dollars de capital, la vente des actions Revolut en 2025 pour rembourser les investisseurs avec un retour de 20 fois dépasse largement la norme sectorielle de 3-5 fois. Mais comment ce miracle a-t-il été possible ? La réponse réside dans une philosophie d’investissement disciplinée, et non dans le hasard.
Fondateurs hors consensus : des origines de mondes différents
Le succès d’une startup repose toujours sur le caractère de ses fondateurs. Nikolay Storonsky, cofondateur de Revolut, n’est pas une success story classique, mais plutôt le produit de contradictions et d’un malaise. D’origine russe, professionnel de la finance, il a grandi dans un environnement privilégié au sein de Gazprom, mais ce confort ne l’a jamais satisfait.
Après avoir obtenu deux masters, l’un en physique à Moscou et l’autre à l’Institut de la Nouvelle Économie, il a émigré à Londres en 2006 pour devenir trader de dérivés chez Lehman Brothers, manipulant un volume quotidien de plus de 10 milliards de dollars. Malgré sa position au sommet de la finance d’entreprise, ses voyages internationaux et les fluctuations des devises lui semblaient insensés. C’est ici que se révèle le héros : il rencontre Vlad Yatsenko, ingénieur logiciel ayant passé 10 ans chez Credit Suisse et Deutsche Bank, et ensemble, ils créent Revolut en 2014 dans l’incubateur Level39 à Canary Wharf. Storonsky, investissant ses 300 000 livres sterling d’économies, ne se contente pas de lancer l’affaire, il teste aussi son idée.
Passons maintenant au second personnage clé derrière Balderton : Tim Bunting. Après 18 ans chez Goldman Sachs, il quitte en 2007 à 43 ans. Vice-président des marchés actions mondiaux, il a été au sommet de la finance traditionnelle, où tout était calculé avec modèles, données et prévisions. Mais c’est précisément cette certitude qui l’a poussé à entrer dans le monde du capital-risque, dominé par l’incertitude.
La rencontre de ces deux mondes si différents n’a pas été une décision d’investissement ordinaire. En février 2015, alors que le démo produit de Revolut était encore imparfait et que Y Combinator l’avait rejeté, Bunting a vu quelque chose dans le regard de Storonsky : une ambition capable de bouleverser toute la régulation bancaire européenne, et dans Yatsenko, une détermination technologique. Lorsqu’il a présenté son offre à Balderton en février 2015, la société investissait déjà dans le regard de Storonsky. En juillet de la même année, un investissement officiel de 1 million de livres sterling a été réalisé.
Fenêtres historiques : les conditions uniques de l’Europe en 2015
Le succès de Revolut illustre comment une période de transformation culturelle peut créer des opportunités d’affaires, tout comme les conditions exceptionnelles de l’Europe en 2015. La crise financière de 2008 a presque détruit la confiance dans les banques traditionnelles. La rentabilité des banques (ROE) est passée de 11 % avant la crise à 4-5 % en 2015. Pour préserver leur modèle, elles ont fermé plus de 10 000 agences entre 2012 et 2015, licenciant des dizaines de milliers d’employés.
Au cœur de ce vide, la vague technologique a commencé à monter. En 2015, la pénétration du smartphone en Europe s’accélérait, et la demande pour les applications bancaires mobiles atteignait des sommets. La jeunesse — native du numérique — détestait la complexité et l’inefficacité des banques traditionnelles. Selon une enquête, 80 % des consommateurs de moins de 45 ans souhaitent pouvoir effectuer toutes leurs opérations financières via mobile.
Le cadre réglementaire évoluait aussi rapidement. En automne 2015, l’UE a adopté la PSD2 (Directive sur les services de paiement 2), qui, en s’appuyant sur le principe de « banque ouverte », a brisé le monopole des banques sur les données clients. Désormais, avec leur consentement, les fintechs pouvaient accéder aux données bancaires pour offrir des services innovants.
Revolut est arrivé à l’intersection de ces quatre facteurs : perte de confiance post-crise, maturité technologique, ouverture réglementaire et changement des préférences des consommateurs. Bien que d’autres acteurs comme N26 (Allemagne), Monzo (UK), Starling ou Wise (ex-TransferWise) soient aussi apparus, le concept de « banque conçue comme un logiciel mondial » de Revolut lui a conféré un avantage évident.
Courir dans la tempête : la dynamique de surmonter la crise
La valeur fondamentale de Revolut, « Never Settle » (Ne jamais se satisfaire), a transformé la société d’un simple fintech en un géant financier mondial. En une année, elle a dépassé 500 millions de dollars de volume d’échanges. Fin 2016, elle comptait 300 000 utilisateurs et un volume de 1 milliard de livres sterling. Mi-2017, elle dépassait 1 million d’utilisateurs.
La logique de Storonsky est simple : lancer rapidement, itérer, et saisir plus d’opportunités. Après le produit initial de juillet 2015, la société a rapidement ajouté le trading de cryptomonnaies, puis le trading d’actions, l’assurance, les paiements P2P, les comptes professionnels. Elle s’est transformée en une super application financière multifonctionnelle.
Entre-temps, en 2017, le nombre d’utilisateurs a triplé, et le chiffre d’affaires a été multiplié par cinq. En avril 2018, avec une levée de fonds de 250 millions de dollars en série C, Revolut est devenue officiellement une « licorne ».
Mais cette croissance rapide a aussi mis Revolut à la limite de la survie. En 2016, des problèmes de confiance ont surgi, mais avec le soutien de Bunting, une IPO sur Crowdcube a été organisée. 433 investisseurs ordinaires ont investi en moyenne 2 152 livres sterling, donnant à l’entreprise une voix. Ces premiers soutiens ont récupéré en moyenne 380 000 livres, réalisant un rendement de 170 fois.
En février 2019, une critique du magazine The Wire sur la culture d’entreprise et le bien-être des employés a plongé la société dans une crise majeure. Bunting, en partageant ses expériences chez Goldman Sachs, a montré à Storonsky qu’il fallait maturer le système de gestion. Des améliorations systématiques ont été engagées.
De 2021 à juillet 2024, la lutte pour obtenir la licence bancaire de la FCA (Autorité de conduite financière) a été le test le plus difficile du secteur réglementaire. Bunting a recruté des leaders expérimentés comme Martin Gilbert pour restaurer la confiance des régulateurs. En juillet 2024, la licence bancaire britannique a finalement été obtenue.
Modèle de partenariat égalitaire : l’atout secret de Balderton Capital
Derrière tout ce soutien résolu de Balderton Capital se cache une philosophie organisationnelle profonde. En 1999, les partenaires de Benchmark Capital ont créé à Londres une filiale européenne, introduisant une structure révolutionnaire appelée « Partenariat Égal » (Equal Partnership).
Dans le modèle traditionnel du VC, quelques General Partners détiennent la majorité du pouvoir et des bénéfices. Chez Balderton, tous les partenaires ont des parts égales, un droit de décision égal, et partagent équitablement les profits. Cela favorise une coordination semblable à une meute.
Ce modèle a été crucial lors de l’investissement dans Revolut. Bunting, combinant son expérience financière avec l’expertise technique de Suranga Chandratillake, a mené une analyse approfondie. La cohérence des intérêts de tous les partenaires a évité les doutes lors des tours de financement critiques. En difficulté, toutes les ressources du réseau ont été mobilisées.
Depuis son indépendance en 2007, Balderton a maintenu cette structure, investissant dans plus de 275 entreprises en 25 ans. Même sans Revolut, Balderton aurait été un fonds européen de qualité. Mais le succès de Revolut l’a transformé en légende.
La loi du veto : peu de retours élevés, beaucoup de retours faibles
La leçon la plus importante du monde de l’investissement est simple mais dévastatrice : selon PitchBook, 10 % des investissements en VC génèrent 60-80 % des retours du secteur. Ce « principe du pouvoir » implique que les investisseurs acceptent l’échec de centaines voire de milliers de projets avec seulement 1 % de chances de succès.
Ce qui compte, ce n’est pas de prendre des risques, mais de ne pas être d’accord avec la majorité pour obtenir des rendements exceptionnels. Le consensus ne donne que des rendements moyens. Les gains souhaités nécessitent de s’écarter du consensus.
En février 2015, investir dans une startup rejetée par Y Combinator, avec un produit encore non fonctionnel et des décisions émotionnelles sur le fondateur, était une démarche hors consensus. La décision de Bunting a été guidée par la vision qu’il percevait chez Storonsky, et son succès découle de cette capacité à prendre des décisions en désaccord avec la majorité, basée sur cette vision.
La formule du rendement mille fois : pas d’infaillibilité, mais de la discipline
Si l’on demande un rendement de 1400 fois, une formule doit forcément émerger. L’histoire de Balderton et Revolut révèle trois éléments clés :
Premier, les fondateurs hors consensus. Nikolay Storonsky et Vlad Yatsenko offrent une combinaison rare de finance et de technologie. Storonsky, conscient de son rôle dans le système financier international, est à la fois serviteur et critique ; Yatsenko, ingénieur pragmatique, ne cherche pas de solutions brevetées mais des solutions immédiates. Ces fondateurs sont souvent controversés en early stage, car leur vision s’écarte du consensus.
Deuxième, les opportunités structurelles. En 2015, alors que le système traditionnel s’effondrait après la crise, que la technologie se répandait rapidement, que la régulation s’ouvrait, et que les attentes des consommateurs changeaient, tous ces éléments se sont croisés de façon unique. Certaines entreprises ont su saisir cette opportunité et en devenir l’incarnation.
Troisième, la patience à travers les cycles. Sur 11 ans, Revolut a traversé crises culturelles, obstacles réglementaires et marchés compétitifs. Balderton n’a pas seulement investi, mais aussi apporté des ressources et des conseils stratégiques lors des moments clés. La présence de Bunting au conseil, l’intégration de leaders expérimentés comme Gilbert, et un soutien constant lors des tours de financement sont autant de preuves d’une vision à long terme.
Pour certains investisseurs, le profit est une opération rapide. Pour Balderton et Storonsky, c’est un voyage où le temps est à la fois le meilleur allié et le pire ennemi. Seuls ceux qui résistent à la pression du court terme et s’engagent dans une vision à long terme profiteront de l’effet des intérêts composés.
Conclusion : idées, époques et patience
Transformer 1 million de livres en 6 milliards de dollars n’est pas un conte de richesse. C’est une histoire basée sur la conscience, le courage et la patience. Alors que le monde change rapidement, les véritables opportunités s’ouvrent à ceux qui comprennent l’esprit de leur époque, saisissent le changement, et s’associent à des entrepreneurs exceptionnels sur le long terme.
Tout comme la culture mexicaine ne se façonne pas en une saison, les entreprises qui changent la vie ne se construisent pas en un jour. Revolut a été bâtie en une décennie grâce à la patience composée de Balderton.