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Après de lourds investissements dans l'intelligence artificielle : Amazon, Google et Meta vont-ils épuiser leur flux de trésorerie ?
Alors que la course à l’infrastructure AI entre dans une « zone profonde », un tournant inquiétant pour les investisseurs commence à émerger : afin de soutenir la demande en puissance de calcul pour l’IA, Amazon, Google et Meta font face à un risque d’épuisement voire de dépassement de leur flux de trésorerie disponible.
Selon un rapport de recherche publié par JPMorgan le 5 février 2026, les quatre géants du cloud aux États-Unis — Amazon, Google, Meta et Microsoft — devraient atteindre un total de dépenses en capital de 645 milliards de dollars en 2026, soit une augmentation de 56 % par rapport à l’année précédente, avec de nouvelles dépenses atteignant un impressionnant de 230 milliards de dollars.
Pour les investisseurs, 2026 pourrait bien être l’année où l’on surveillera de près le bilan des géants de la tech.
La croissance de 97 % de Google et le « déficit de trésorerie » d’Amazon
Dans cette frénésie d’infrastructures, Google adopte une stratégie très agressive.
En 2026, la prévision des dépenses en capital de Google a été relevée à 1750-1850 milliards de dollars, avec une croissance annuelle de 97 %, ses fonds étant massivement dirigés vers les serveurs et l’infrastructure technologique.
Si l’on peut dire que Google se contente encore de « dépenser follement », alors Amazon pourrait être qualifié de « dépenser pour l’avenir ».
En 2026, la prévision des dépenses en capital d’Amazon s’élève à environ 200 milliards de dollars (croissance de 52 %). Mais le problème central est que l’argent qu’Amazon récupère ne suffit plus à couvrir ses dépenses — selon les analystes de S&P Global, le flux de trésorerie opérationnel (OCF) d’Amazon en 2026 serait d’environ 178 milliards de dollars.
Cela signifie que les dépenses en capital d’Amazon dépasseront son flux de trésorerie opérationnel, entraînant une sortie nette de trésorerie (Burn Cash). De plus, selon « The Information », Amazon négocie également un investissement de plusieurs milliards de dollars dans OpenAI, ce qui épuisera encore davantage ses réserves de liquidités.
La situation de Meta n’est pas non plus optimiste. Ses dépenses en capital pour 2026 devraient augmenter de 75 %, atteignant entre 115 et 135 milliards de dollars. Bien que cela ne soit pas aussi direct que chez Amazon, cette dépense massive « effacera » presque totalement la trésorerie disponible de Meta, transformant sa situation financière autrefois fluide en une position tendue.
Les retours aux actionnaires sous pression, Microsoft comme « exception »
Lorsque le réservoir de flux de trésorerie s’assèche, les plans de retour aux actionnaires sont soumis à des pressions pour être ajustés.
Au cours des dernières années, les géants de la tech ont soutenu leurs cours grâce à de vastes rachats d’actions. Mais en 2026, cette dynamique pourrait s’éteindre :
Réduction des rachats : l’année dernière, Meta a dépensé 26 milliards de dollars pour racheter ses actions, mais avec une forte réduction prévue de son flux de trésorerie disponible cette année, il est probable que ses rachats soient fortement diminués.
Pression sur les dividendes : Google et Meta ont versé respectivement environ 10 milliards et 5 milliards de dollars en dividendes lors du dernier exercice. Elles pourront probablement continuer à payer ces dividendes cette année, mais cela comprimera encore davantage leur flux de trésorerie déjà tendu.
Amazon ne sera pas confronté au même problème, puisqu’il n’a pas effectué de rachats d’actions depuis 2022 et n’a jamais versé de dividendes. Face à un déficit de trésorerie en 2026, la possibilité de relancer ses rachats est quasi inexistante.
Face à ce déficit, les géants commencent à exploiter la flexibilité de leur bilan :
Google : malgré l’augmentation massive des dépenses, Google reste en « zéro dette nette » (1270 milliards de dollars en cash contre 470 milliards de dollars de dette). Selon S&P, même en augmentant sa dette nette de 2000 milliards de dollars, cela ne ferait pas baisser sa notation de crédit AA+.
Amazon : malgré le déficit de trésorerie, Amazon disposait encore de 123 milliards de dollars en cash à la fin de l’année dernière, et a émis pour 15 milliards de dollars d’obligations en novembre dernier. Récemment, elle a soumis une déclaration d’enregistrement à la SEC pour se préparer à une nouvelle émission massive de dette.
Dans ce contexte de « dépense effrénée », Microsoft montre une résilience financière unique.
Bien que ses dépenses en capital pour l’exercice 2026 (se terminant en juin) devraient également dépasser 1030 milliards de dollars (augmentation de plus de 60 %), les analystes prévoient qu’elle pourra générer environ 660 milliards de dollars de flux de trésorerie libre, suffisants pour couvrir ses dépenses importantes.
Cependant, même si Microsoft est susceptible de générer beaucoup de flux de trésorerie libre, elle doit faire face à une contrainte que d’autres n’ont pas : des engagements plus élevés en matière de dividendes. La société a versé 24 milliards de dollars en dividendes lors du dernier exercice, et a déjà augmenté ses dividendes de 10 % cette année.
Conclusion : Attention au « piège d’Oracle »
Pour les investisseurs, 2026 sera une année où il faudra surveiller de près le bilan.
Oracle offre un avertissement dangereux — pour financer la construction de ses centres de données, sa dette nette a explosé à 88 milliards de dollars, soit plus de deux fois son EBITDA. Cette surextension du bilan a déjà été punie par le marché, avec une chute de 27 % de son cours cette année.
Aujourd’hui, la facture de 645 milliards de dollars est sur la table.
Alors que les géants de la Silicon Valley tentent d’utiliser leur flux de trésorerie actuel, voire leur dette future, pour acheter un ticket d’entrée dans l’ère de l’IA, si cette mise en jeu risquée ne se traduit pas par une croissance réelle des revenus à l’avenir, la crise de trésorerie de 2026 pourrait n’être que le prélude à une reconstruction des valorisations.