Futures
Accédez à des centaines de contrats perpétuels
TradFi
Or
Une plateforme pour les actifs mondiaux
Options
Hot
Tradez des options classiques de style européen
Compte unifié
Maximiser l'efficacité de votre capital
Trading démo
Introduction au trading futures
Préparez-vous à trader des contrats futurs
Événements futures
Participez aux événements et gagnez
Demo Trading
Utiliser des fonds virtuels pour faire l'expérience du trading sans risque
Lancer
CandyDrop
Collecte des candies pour obtenir des airdrops
Launchpool
Staking rapide, Gagnez de potentiels nouveaux jetons
HODLer Airdrop
Conservez des GT et recevez d'énormes airdrops gratuitement
Launchpad
Soyez les premiers à participer au prochain grand projet de jetons
Points Alpha
Tradez on-chain et gagnez des airdrops
Points Futures
Gagnez des points Futures et réclamez vos récompenses d’airdrop.
Investissement
Simple Earn
Gagner des intérêts avec des jetons inutilisés
Investissement automatique
Auto-invest régulier
Double investissement
Profitez de la volatilité du marché
Staking souple
Gagnez des récompenses grâce au staking flexible
Prêt Crypto
0 Fees
Mettre en gage un crypto pour en emprunter une autre
Centre de prêts
Centre de prêts intégré
## Nouvelle configuration des dérivés cryptographiques : comment les options défient la domination des contrats à terme perpétuels
Si 2024 appartient aux contrats à terme perpétuels, le tournant pourrait-il venir en 2026 avec l’ère des options ? La réponse à cette question pourrait arriver plus vite qu’on ne le pense.
De nombreux observateurs du marché ont remarqué un phénomène intéressant : **qu’est-ce qu’une option** ? En termes simples, c’est un instrument financier qui donne à son détenteur le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif à un prix spécifique à une date future. Comparé aux contrats à terme perpétuels qui offrent souvent un levier de 10x et peuvent exploser à tout moment, le risque des options est limité — la perte maximale est connue dès l’achat.
Mais pourquoi la majorité des petits investisseurs jouent-ils encore avec les contrats à terme perpétuels ?
## Après la diminution des revenus passifs, où se trouve la nouvelle sortie
Au cours des cinq dernières années, l’écosystème crypto a connu une période dorée de "revenus faciles". Participer au minage de tokens, faire du trading de base ou arbitrer permettait d’obtenir un rendement annualisé de 20%-30% sans gestion active. La clé réside dans le fait que, en raison de la structure majoritairement haussière des petits investisseurs, les positions longues devaient constamment payer des frais de financement aux positions courtes. Les arbitrageurs intelligents achetaient des actifs au comptant, vendaient à découvert des contrats perpétuels, et percevaient ainsi ces frais en toute stabilité.
Ce bon vieux temps a pris fin en 2024.
Après l’approbation des ETF sur le marché au comptant, les institutions financières traditionnelles ont injecté des dizaines de milliards de dollars, réduisant l’écart de taux de 20%-30% à seulement quelques points au-dessus du rendement des obligations d’État. Fin 2025, cette "impression monétaire" s’est complètement arrêtée. Les petits investisseurs qui gagnaient des millions chaque mois grâce au trading de base se sont soudainement retrouvés sans emploi.
Le marché a un besoin urgent de nouvelles sources de revenus. Et les options, justement, en profitent.
## Pourquoi les contrats à terme perpétuels sont plus populaires mais aussi plus dangereux que les options
Il existe un paradoxe très intéressant ici.
Théoriquement, les options devraient être plus simples et plus sûres que les contrats perpétuels. Acheter une option d’achat limite la perte maximale au montant de la prime, elle ne sera pas liquidée soudainement, il n’y a pas de risque de gap de prix, et pas de liquidation en cas de mouvement brusque. Pourtant, dans la réalité, les contrats perpétuels dominent toujours.
Pourquoi ? Parce que la gestion du levier 10x est bien plus simple que le calcul précis de l’exposition au risque.
Le mécanisme des contrats perpétuels semble intuitif, mais il recèle des pièges :
- **Piège de la marge croisée** : une liquidation sur une position peut entraîner la liquidation de tout le compte
- **Dépendance au chemin** : il ne suffit pas d’ouvrir une position et de l’oublier, il faut surveiller en permanence les frais de financement et les seuils d’alerte
- **Frais doubles** : ouvrir une position coûte des frais, la fermer en coûte aussi
- **Liquidation forcée** : en cas de chute brutale du marché, la liquidation peut survenir sans avertissement, même pour les grands traders
En comparaison, les options apparaissent comme "très amicales pour les débutants". Perte maximale transparente, risque limité, pas besoin de surveiller constamment. Mais les petits investisseurs ne les utilisent pas.
## La finance traditionnelle nous a déjà donné la réponse
En regardant l’histoire des marchés américains, on trouve des points de basculement similaires.
En décembre 2017, Robinhood a lancé le trading d’options sans commission, ce qui a déclenché une révolution dans le secteur. En seulement deux ans, les principaux courtiers américains ont suivi en supprimant aussi leurs commissions. Et alors ?
La part des petits investisseurs dans le trading d’options est passée de 34% en 2019 à 45%-48% en 2023. En 2024, le volume annuel de contrats d’options réglés aux États-Unis a atteint un record de 122 milliards, battant tous les records depuis cinq ans.
Plus fou encore, l’explosion des options 0DTE (zéro jour à expiration). Ces options, détenues seulement quelques heures, visant une forte convexité, ont représenté 5% du marché en 2016, pour atteindre 51% au quatrième trimestre 2024. Le volume quotidien dépasse 1,5 million de contrats.
Pourquoi les petits investisseurs sont-ils si obsédés par le 0DTE ? Parce que le capital investi est faible, il n’y a pas de risque overnight, la levée de fonds est de plus de 50x intégrée, et ils peuvent voir le résultat le jour même. Les professionnels appellent cela la "trading à dopamine".
Le succès fulgurant de ce marché confirme cette logique. Polymarket a traité 9 milliards de dollars en 2024, avec un pic de plus de 310 000 utilisateurs actifs mensuels. Ces plateformes sont essentiellement des variantes des options binaires, mais déguisées en "sagesse collective". Résultat : elles attirent massivement les petits investisseurs.
## Pourquoi les options ne sont pas encore populaires dans la crypto
L’histoire des options en DeFi est une histoire d’échec.
Hegic, Ribbon, Dopex, Opyn — ces protocoles pionniers ont tous rencontré le même problème : des équipes ambitieuses ont du mal à résoudre simultanément le lancement de la liquidité et la simplification de l’expérience utilisateur.
Ribbon est passé de 300 millions de dollars de capitalisation à seulement 2,7 millions, Dopex a fait faillite à cause d’un modèle économique insoutenable, et Opyn a fini par abandonner les petits investisseurs pour se concentrer sur l’infrastructure.
La cause principale ? **La complexité**. La fragmentation de la liquidité entre différents échéances, la dépendance aux oracles qui augmentent le risque de manipulation, et les pools entièrement garantis qui limitent l’expansion. Pire encore, la majorité des utilisateurs ne comprennent pas ces produits.
Mais la situation évolue.
## Comment la nouvelle génération de produits d’options réduit la barrière d’entrée
En 2024-2025, une nouvelle vague de protocoles tente de résoudre cette complexité en **cachant complètement la mécanique des options**.
Euphoria a levé 7,5 millions de dollars en financement initial, avec une idée simple : "Regardez les graphiques, trouvez la zone où vous pensez que le prix va toucher, cliquez, et c’est tout." Pas besoin de types d’ordres, pas besoin de grecques, pas besoin de calculs de marge, tout fonctionne en arrière-plan. Le produit n’est qu’une interface ludique.
Ce concept a déjà été validé par Polymarket. Les 9 milliards de dollars de volume ne viennent pas de traders quantitatifs maîtrisant la volatilité implicite, mais d’utilisateurs ordinaires. Ils veulent simplement juger rapidement la probabilité d’un événement, puis parier.
## L’infrastructure institutionnelle des options en pleine maturation
Par ailleurs, un autre secteur monte en puissance : **les options DeFi destinées aux institutions**.
**Rysk** et d’autres protocoles transposent les stratégies classiques de vente d’options sur la blockchain. Les utilisateurs peuvent déposer directement des actifs, définir leurs prix d’exercice et échéances, et obtenir des offres compétitives via des enchères on-chain. Tout est transparent, sans contrepartie, et supporte plusieurs collatéraux (ETH, BTC, LST, etc.). Les DAO et fonds institutionnels peuvent générer des revenus réguliers en vendant des options couvertes, sans craindre la fraude.
**Derive** (ex-Lyra) a migré d’un modèle AMM vers un carnet d’ordres centralisé, supportant des options européennes entièrement garanties, une surface de volatilité dynamique, et un règlement en 30 minutes, avec une qualité d’exécution comparable à celle des petites plateformes CeFi.
**GammaSwap** emprunte une autre voie : des options perpétuelles non synthétiques basées sur la liquidité de Uniswap. Il exploite la volatilité via l’AMM, éliminant la dépendance aux oracles. Les traders peuvent construire des stratégies comme des straddles (Delta neutre), ou prendre des positions longues ou courtes.
**Panoptic** innove de façon radicale : des options perpétuelles sans oracle, basées sur la liquidité concentrée de Uniswap v3. Toute position LP peut être vue comme une combinaison d’options, avec des frais sous forme de flux continu. La tarification est entièrement basée sur les données internes de Uniswap, sans besoin d’oracle externe.
Ces protocoles ciblent tous le même type d’utilisateurs : DAO gérant des trésors à huit chiffres, fonds cherchant des revenus non corrélés, LP couvrant leur impermanent loss, gestionnaires de produits structurés. Ils ont besoin d’un ensemble complet d’outils financiers, pas d’une interface de jeu de hasard.
## Que signifie l’acquisition de Deribit par Coinbase
En 2024, Coinbase a racheté Deribit pour 2,9 milliards de dollars, ce qui envoie un signal fort : **les institutions prennent au sérieux les options crypto**.
Deribit est la plus grande plateforme d’options crypto au monde, avec plus de 30 milliards de dollars de contrats ouverts en moyenne par jour. L’objectif de Coinbase est clair : construire une pile technologique complète — les actifs spot déposés chez Coinbase peuvent être utilisés comme collatéral pour les options sur Deribit, avec une marge croisée, pour une gestion centralisée des fonds.
Une telle intégration verticale est difficile à reproduire en DeFi, où la liquidité est naturellement dispersée. Mais cela ouvre aussi une opportunité pour la DeFi : si elle parvient à résoudre le problème de la fragmentation de la liquidité, elle pourra défier la domination du CeFi.
## L’avenir des options se divisera en deux mondes
Il faut changer de perspective : le marché des options ne sera pas une seule entité, mais deux couches totalement distinctes.
**Première couche : options grand public**
Des produits d’options abstraits pour les petits investisseurs. Polymarket a déjà prouvé que ce n’est pas que la peur des options, mais la complexité qui freine. Lorsqu’une mécanique d’option est dissimulée derrière une interface ludique, les petits investisseurs affluent. La compétition dans cette couche ne sera pas la maîtrise financière, mais l’expérience utilisateur, le mobile en priorité, et la rapidité de feedback. Les gagnants seront plus des applications de consommation que des plateformes de trading. Ce marché pourrait absorber la majorité du volume actuel des contrats à terme perpétuels, dominés par le court terme, le trading à haute fréquence et la dopamine.
**Deuxième couche : infrastructure pour les institutions**
Des protocoles comme Derive ou Rysk ne cherchent pas à concurrencer les petits, mais à servir des DAO avec des trésors à huit chiffres, des fonds cherchant des revenus non liés, ou des LP cherchant à couvrir leur impermanent loss. Ces acteurs ont besoin de marges de portefeuille, de collatéral croisé, de systèmes d’enchères, de surfaces de volatilité dynamique. Ces fonctionnalités ne sont pas destinées aux petits, mais sont indispensables pour les institutions.
Les gestionnaires d’actifs on-chain ont besoin d’une expression complète des options : stratégies de couverture, superpositions de rendement, positions Delta neutre, produits structurés modulables. Les marchés de prêt simples et les leviers ne suffisent pas.
## Conclusion
En 2026, la montée des options dépendra de deux variables : la maturité de l’infrastructure et la demande réelle des petits investisseurs.
Polymarket et Kalshi ont déjà envoyé un signal : les petits veulent des paris probabilistes simplifiés. La nouvelle génération de protocoles d’options DeFi s’attaque à la fragmentation de la liquidité et à la complexité. La reconnaissance institutionnelle arrive aussi (exemple Coinbase-Deribit).
Lorsque ces éléments s’aligneront, la transition des options d’un marché de niche à un outil financier mainstream pourrait être beaucoup plus rapide qu’on ne l’imagine. À ce moment-là, en regardant en arrière vers 2025, on sera surpris de voir comment les contrats perpétuels ont pu dominer si longtemps.