Jour cinquante-cinq · Silence
Il est neuf heures.
Les lumières de la ville brillent encore, mais le bruit s'est calmé. Le son des voitures au loin devient très léger, comme séparé par une gaze. Le dépanneur en bas a éteint ses lumières, les lampadaires se dressent seuls, projetant les ombres des arbres sur le sol, immobiles.
Je suis assis sur le balcon, sans rien faire.
Je n'ai pas regardé mon téléphone, je n'ai pas écouté de musique, je n'ai pas pensé à demain. Je reste juste assis, écoutant les sons de la nuit.
En réalité, la nuit n'a pas de sons. Ou plutôt, le son de la nuit, c'est le silen
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